L’exemplaire, pas seulement le titre
L’auteur, l’éditeur et l’année ont leur champ. La notice ajoute le format, la collation, la reliure et les particularités : envoi signé, ex-libris, cachet.
Métier
Deux exemplaires du même titre ne sont pas le même livre. La nature « Livre / document » ouvre l’auteur, l’éditeur et l’année, puis une notice pour ce qui n’appartient qu’à cet exemplaire : reliure, envoi, ex-libris, cachet. La caisse de romans courants, elle, reste une seule ligne.
Pour votre métier
L’auteur, l’éditeur et l’année ont leur champ. La notice ajoute le format, la collation, la reliure et les particularités : envoi signé, ex-libris, cachet.
Une caisse de romans à petit prix s’inscrit en une écriture. Si vous y trouvez une pièce notable, elle prend sa propre fiche ; l’écriture du lot ne bouge pas.
Vous notez l’avis de recherche d’un client. Le tableau de bord range ces avis par urgence de relance.
« Combien acheter ? » : la valeur de revente et l’état (très bon, bon, assez bon, défauts ou incomplet) donnent une fourchette de reprise d’après vos marges et vos frais.
Ce que le logiciel ne fait pas : il n’est branché sur aucune place de marché du livre ancien, et la recherche du registre ne lit pas encore les champs de la notice.
250 objets offerts à vie, sans carte bancaire. Ensuite 8,50 € HT par mois, sans engagement : si vous arrêtez l’abonnement, rien n’est effacé, vous consultez, présentez et exportez toujours votre registre.
Pour vérifier par vous-même : la démonstration, le dossier de conformité public, la vérification d’un extrait.
Le guide complet
Un libraire ancien achète des objets qui portent tous un titre et un nom d'auteur — et c'est un piège. Deux exemplaires du même roman, même éditeur, même année, peuvent différer du tout au tout : l'un est un retirage banal, l'autre porte un envoi autographe qui en fait une pièce unique. Le registre demande d'identifier l'exemplaire, pas l'œuvre. Et le métier a une autre particularité : on achète rarement un livre seul. On achète une caisse en fin de vente, une bibliothèque entière chez des héritiers, cinquante volumes dont trois seulement méritent une fiche détaillée. Cette page explique comment décrire un livre pour le retrouver, quand un lot tient sur une ligne, et comment documenter l'achat d'une bibliothèque de succession.
« Hugo, Les Misérables » ne décrit rien : des dizaines de milliers d'exemplaires répondent à cette fiche. Ce qui identifie un livre au registre, c'est d'abord le trio auteur, éditeur, année — relevé sur la page de titre et vérifié à l'achevé d'imprimer, jamais de mémoire —, puis tout ce qui n'appartient qu'à cet exemplaire : la reliure (pleine ou demi, matière, état des coiffes et des mors), un ex-libris contrecollé, un envoi autographe avec son destinataire, un cachet de bibliothèque, et les défauts constatés à la collation — rousseurs, mouillures, planche manquante. Le texte réglementaire va dans ce sens : la description comprend les caractéristiques et les identifiants particuliers de l'objet, dont les noms, signatures, monogrammes, lettres et chiffres (art. R.321-3 du code pénal). Un envoi ou un ex-libris n'est pas un agrément de catalogue : c'est l'empreinte digitale de l'exemplaire.
La caisse de romans reliés achetée 25 € en fin de vente ne demande pas cinquante écritures : le registre lui-même raisonne en objets ou en lots. L'article R.321-4 du code pénal prévoit un numéro d'ordre porté sur le registre et figurant de manière apparente sur chaque objet ou lot, et la description exigée par l'article R.321-3 doit permettre d'identifier ce qui est entré — pour un lot, cela veut dire dire honnêtement ce qu'il contient : nombre de volumes, nature, époque. Toute la difficulté du métier tient dans le tri : c'est au moment de l'achat qu'il faut feuilleter. Une édition originale, un grand papier, un envoi, une reliure signée glissés dans une caisse méritent leur propre écriture, quelle que soit la modestie du prix payé : une ligne globale qui les tairait prêterait le flanc au reproche de mention inexacte (art. 321-8 du code pénal), et un livre rare noyé dans « lot de 48 volumes divers » est un livre dont on ne pourra jamais prouver l'entrée.
L'achat d'une bibliothèque chez des héritiers est le plus beau moment du métier et le plus délicat pour le registre : des centaines de volumes entrent d'un coup, vendus par quelqu'un qui n'est pas celui qui les a réunis. L'identité se relève sur un document officiel — nom, prénoms, qualité et domicile du vendeur, avec la nature, le numéro, la date de délivrance et l'autorité de la pièce présentée (art. R.321-3 du code pénal) — et la provenance s'écrit précisément : « bibliothèque provenant de la succession de M. X, vendue par sa fille Mme Y ». C'est cette ligne qui répond, des années plus tard, à la question « d'où viennent ces livres ? ». Sur place, le tri précède l'écriture : le courant part en lots, chaque pièce notable reçoit sa fiche. Les mesures de protection patrimoniale connues s'indiquent au registre (art. R.321-5).
Une édition recherchée, une caisse de romans, un cartonnage illustré, une bande dessinée ancienne, une bibliothèque de succession : le registre demande d’identifier l’exemplaire, pas l’œuvre, et de dire honnêtement ce qu’un lot contient. Le tableau ci-dessous montre la ligne de chaque cas, dans la langue du métier. Noms et prix sont fictifs.
| Objet typique | Ce que vous relevez | Exemple de ligne conforme |
|---|---|---|
| Édition recherchée | Auteur, titre, lieu, éditeur, date (page de titre), format, reliure, couvertures, ex-libris ou envoi transcrit, défauts vus à la collation | « PROUST (Marcel), Du côté de chez Swann, Paris, Grasset, 1913, in-12, demi-maroquin bordeaux à coins, dos à nerfs, couvertures conservées, ex-libris gravé au contreplat, rousseurs éparses — 1 500 €, chèque » |
| Caisse de romans courants (lot) | Nombre de volumes, nature, époque, état, aucune pièce notable au feuilletage, prix global, numéro d’ordre commun apparent sur la caisse | « Lot de 48 volumes de romans reliés et brochés, XXe siècle, éditions courantes, état d’usage, aucun envoi ni édition originale constaté au feuilletage — 25 € le lot, espèces » |
| Cartonnage illustré | Auteur, titre, éditeur, type de cartonnage, date estimée entre crochets, état du dos et des coins, planches, cachets | « VERNE (Jules), Vingt mille lieues sous les mers, Paris, Hetzel, s.d. [vers 1885], cartonnage d’éditeur polychrome, dos passé, coins émoussés, planches complètes, cachet de prix scolaire au faux-titre — 320 €, virement » |
| Bande dessinée ancienne | Série, titre, éditeur, édition et année, caractéristiques de l’édition, état précis | « TINTIN, L’Étoile mystérieuse, Casterman, édition de 1947, dos toilé jaune, coins frottés, déchirure restaurée en page 3 — 200 €, virement » |
| Bibliothèque de succession | Identité de l’héritier qui vend (pas du défunt), provenance en toutes lettres, pièces notables fichées une à une, le courant en lots honnêtes | « Lot de 120 volumes d’histoire régionale et de religion, XIXe–XXe siècle, reliures d’époque usagées, provenant de la succession de M. X, vendu par sa fille Mme Y (identité et pièce relevées) — 200 € le lot, virement » — et une ligne propre pour chaque volume notable |
Le livre ancien est le seul objet du secteur qui existe en milliers d’exemplaires apparemment identiques — et dont la valeur tient précisément à ce qui distingue le vôtre des autres. Une journée en boutique mêle des caisses de romans à trente centimes et une édition originale à quatre chiffres, souvent apportées par la même personne. Voici la séquence qui permet de retrouver un exemplaire précis dans un registre de plusieurs milliers de lignes.
Deux tas : ce qui a une valeur propre et prendra sa ligne, ce qui est du courant et pourra tenir sur une ligne commune. Ce tri conditionne tout le reste, et il se fait mieux devant le vendeur, pendant qu’il est encore là pour vous dire d’où viennent les livres.
Nom, prénoms, qualité, domicile, puis nature, numéro, date et autorité de délivrance du document présenté (art. R.321-3 du code pénal). Un héritier qui vend la bibliothèque de son père est un particulier comme un autre : la relation ne dispense pas de l’écriture.
Auteur, titre, éditeur, lieu et année, format, collation, reliure, état. Puis ce qui n’appartient qu’à celui-ci : envoi autographe, ex-libris, cachet de bibliothèque, annotations marginales, mouillure en marge, feuillet manquant, dos passé. Ce sont ces marques qui permettent d’affirmer, dix ans après, que c’est bien cet exemplaire-là.
« Bibliothèque de M. Untel, Rouen, vendue par ses enfants après décès », « rachat au confrère de la rue Saint-Jacques », « acquis en vente publique à Angers en avril » : la provenance déclarée s’inscrit telle qu’elle vous est donnée, sans interprétation. Elle vaut autant pour votre registre que pour la fiche descriptive que lira votre acheteur.
Prix d’achat et mode de règlement, pour chaque livre ou lot admissible (art. R.321-5). Pour un don, un échange ou un dépôt en vue de la vente, c’est une estimation de la valeur vénale qui prend leur place — y compris pour une caisse offerte par un particulier qui vide un grenier.
La validation attribue le numéro d’ordre, qui doit figurer de manière apparente sur l’objet ou le lot (art. R.321-4) : en librairie, sur une étiquette au contreplat ou sur la fiche glissée dans le volume, jamais au crayon sur une page. Un carton en attente de tri reste un carton non inscrit : mieux vaut une ligne de lot honnête le jour même qu’une saisie parfaite trois semaines plus tard.
Le livre ancien pose un problème que les autres métiers ignorent : la tentation légitime de traiter en lot ce qui prendrait des heures à détailler. Voici cinq situations, avec la limite exacte entre le lot honnête et le lot qui masque.
Le regroupement est prévu pour cela : des objets de 60,98 € au plus pièce, sans intérêt artistique ou historique, peuvent recevoir une mention et une description communes et un numéro d’ordre commun (art. R.321-3, dernier alinéa, et R.321-4). Écrivez « 50 romans de littérature générale, éditions courantes des années 1970-1990, brochés, état d’usage — 30 € » : le nombre, la nature et l’époque rendent la ligne vérifiable.
Vous avez inscrit un lot de courant ; au tri, une édition originale apparaît. On ne réécrit pas la ligne du lot : on passe une rectification datée qui cite l’écriture d’origine et sort l’exemplaire, qui reçoit alors sa propre description et son propre numéro d’ordre. L’historique montre les deux états — c’est ce qui rend la manœuvre transparente plutôt que suspecte.
Un ensemble de succession contient presque toujours des pièces qui dépassent 60,98 € ou présentent un intérêt propre : elles sortent du lot. Détaillez-les une à une, et regroupez le reste par familles cohérentes. Documentez la provenance avec précision — nom du défunt, lieu, qualité des vendeurs, date de l’acquisition en bloc — et conservez les pièces qui l’appuient dans le dossier.
Un dépôt en vue de la vente entre au registre à son arrivée, avec l’identité du déposant et une estimation de la valeur vénale à la place du prix et du mode de règlement (art. R.321-5). C’est fréquent pour les pièces de valeur que le propriétaire ne veut pas brader. La sortie s’inscrit ensuite : vendue, ou restituée à telle date.
Ils n’entrent pas au registre au titre de l’article 321-7 : ils sont acquis auprès de personnes qui les fabriquent ou en font commerce, et ils ne sont pas usagés. Une librairie mixte tient donc deux flux — le neuf en gestion commerciale, l’ancien et l’occasion au registre. Le risque n’est pas d’oublier le neuf, c’est d’y ranger par habitude un fonds d’invendus racheté à un confrère, qui, lui, relève bien du registre.
La règle pratique du métier tient en une phrase : un lot est honnête quand un tiers peut, en le lisant, savoir combien de volumes il contient, de quelle nature et de quelle époque — et vérifier qu’aucune pièce de valeur n’y a été glissée.
Le libraire dispose déjà d’un vocabulaire descriptif d’une grande précision : la difficulté n’est pas de décrire, c’est de décrire l’exemplaire plutôt que l’œuvre. Voici cinq formules courantes et ce qu’elles doivent devenir au registre.
| Ce que vous dites au comptoir | Ce que le registre attend | Pourquoi |
|---|---|---|
| « Une édition originale » | « Édition originale, Paris, Gallimard, 1947, in-8, demi-chagrin rouge, dos à nerfs légèrement passé, exemplaire du tirage courant, mouillure claire en marge des ff. 12-18 » | L’édition situe l’ouvrage ; la reliure, l’état et les défauts identifient l’exemplaire. |
| « Avec un envoi » | « Envoi autographe signé de l’auteur au faux-titre, daté de mars 1948, à “Mon cher Henri” » | Un envoi est unique : c’est la marque qui distingue cet exemplaire de tous les autres du même tirage. |
| « Une caisse de romans » | « 50 romans de littérature générale, éditions courantes 1970-1990, brochés, état d’usage — 30 € » | Le regroupement suppose 60,98 € au plus par volume, sans intérêt artistique ou historique (art. R.321-3, dernier alinéa). |
| « Racheté à un confrère » | Raison sociale, qualité et domicile de la librairie, identité de la personne physique qui vous fait face | La qualité de professionnel simplifie la ligne d’identité ; elle ne supprime ni l’écriture ni le relevé. |
| « Un ex-libris » | « Ex-libris armorié collé au contreplat supérieur, cachet humide de bibliothèque annulé au verso du titre » | Cachets et ex-libris sont les marques que l’on recherche en cas de vol : les relever à l’entrée désamorce la question. |
La règle du lot honnête : un tiers doit pouvoir savoir, en lisant la ligne, combien de volumes elle couvre, de quelle nature et de quelle époque — et vérifier qu’aucune pièce de valeur n’y a été glissée.
Le registre exige la désignation, la provenance et l’identité (art. R.321-3 du code pénal) ; le libraire, lui, décrit un exemplaire. Le formulaire du métier ouvre donc, sous la désignation (auteur, titre, éditeur, année), une notice en dix-sept champs, groupés comme à l’écran : l’édition — type de document, lieu d’édition, édition, tirage, papier, format, dimensions, langue, ISBN (pour un livre moderne seulement) — puis l’exemplaire et lui seul — collation, illustration, reliure ou brochage, jaquette, particularités (envoi, ex-libris, cachet, reliure signée), provenance de l’exemplaire, références bibliographiques. L’état se décrit avec les mots du métier : rousseurs, mors fendus, coiffes arasées.
| Exemple fictif — Librairie du Beffroi, entrée du 12/03 | Ce qui est écrit |
|---|---|
| Désignation | VERNE (Jules), Vingt mille lieues sous les mers, Paris, Hetzel, s.d. [1871] |
| Notice | Grand in-8 · cartonnage à l’obus · 111 gravures · 2 volumes · collation complète · dos passé, coins émoussés · cachet de prix scolaire au faux-titre (particularité de l’exemplaire) |
| Provenance et identité | Acquis 320 € par virement de Mme Y., héritière, pièce d’identité relevée (nature, numéro, date, autorité) |
| Ce qui en sort | L’étiquette-cote avec QR (format, reliure, année, auteur, titre — jamais le prix d’achat), la ligne de l’extrait PDF, la fiche boutique |
L’ISBN n’est jamais obligatoire : un livre antérieur à 1970 n’en a pas. Le champ existe pour les ouvrages modernes que vous vendez aussi.
Le tableau de bord de la librairie compte ce qui compte dans une boutique de livres anciens : le vrac qui attend, le fonds qui dort, les amateurs qui cherchent. Sept écrans en lecture seule, dans cet ordre : le comptoir (ventes, entrées, encaissements) ; l’arriéré de catalogage — ce qui manque à vos notices, depuis combien de temps le vrac attend, ce qui rentre mois par mois ; le fonds, par rubrique et par format ; les dormants ; la rotation ; les expéditions (la vente par correspondance est votre quotidien) ; les desiderata — vos avis de recherche par état, vos relances par urgence, les dix avis qui attendent depuis le plus longtemps. Un compte neuf voit des tirets, jamais des zéros : le produit montre l’arriéré sans le juger.
La qualité d’un registre se joue souvent au moment de la saisie. Un contrôle peut porter sur un objet précis, une période, un fournisseur ou une série d’opérations. Il faut donc capter les informations avant qu’elles ne disparaissent : identité du vendeur ou déposant, pièce présentée, description de l’objet, prix, mode de règlement, date d’entrée, destination et éventuelles pièces complémentaires. Livre de Police guide cette saisie pour éviter les lignes trop courtes, les libellés ambigus ou les informations dispersées dans des notes privées. Pour un libraire spécialisé en livres anciens, les champs qui comptent le plus sont ceux-ci.
Des lots de courant, des pièces qui méritent une notice, un client qui lit la description avant la photo : le produit suit cette logique du tri, du registre à la vitrine.
Nature « Livre ancien / Document » ouvre la notice bibliographique : auteur, titre, éditeur et année dans la désignation, puis dix-sept champs propres au livre — édition, format, collation, reliure, jaquette, particularités de l’exemplaire (envoi, ex-libris, cachet, reliure signée), provenance, références — ; l’état décrit les défauts de la collation. Un lot s’inscrit en une ligne avec son nombre de volumes et son prix global ; une pièce notable reçoit la sienne.
Chaque lot porte un numéro d’ordre commun, imprimé sur une étiquette à poser sur la caisse ; une pièce notable découverte dans un lot déjà inscrit prend sa propre ligne, qui cite le numéro du lot dans sa provenance, et le lot reçoit une rectification datée — l’écriture initiale n’est jamais retouchée. Les familles d’objets classent le fonds par domaine — régionalisme, voyages, enfantina — pour retrouver et filtrer.
Le modèle de boutique pensé pour la librairie ancienne, la bouquinerie et le disquaire : le client cherche une édition précise et lit la description avant de regarder la photo. Boutique incluse, sans commission sur vos ventes ; catalogue, recherche, panier, compte client et factures téléchargeables.
Depuis la fiche, le studio prépare des packs pour eBay, Etsy, Leboncoin et d’autres canaux, avec exports CSV et JSON à relire. Devis, factures et encaissements se préparent depuis les données saisies ; un réglage de TVA sur marge porte la mention « Régime particulier – Biens d’occasion », à valider avec votre cabinet.
Tarif : 250 objets offerts à vie (60 véhicules pour l’automobile), puis 8,50 € HT par mois (10,20 € TTC), sans engagement. Aucune carte bancaire n’est demandée pour commencer.
250 objets offerts à vie, sans carte bancaire, sans engagement.
Un amateur pose un avis de recherche ; le tableau de bord le range par état et par urgence de relance ; la réservation « premier arrivé » tient la pièce le temps du règlement ; le catalogue part aux abonnés par la lettre d’information, depuis les mêmes fiches.
Un livre d’occasion acheté à un particulier relève de la marge (art. 297 A du CGI) au taux réduit du livre, 5,5 % (art. 278-0 bis) : la TVA se calcule sur la différence entre prix de vente et prix d’achat, jamais sur le prix total. Le produit range chaque vente dans le régime que vous déclarez ; le taux reste une décision à confirmer avec votre cabinet.
Le prix unique du livre (loi du 10 août 1981) ne s’applique pas à l’occasion : vous fixez vos prix. En revanche, un livre ancien, un manuscrit ou des archives peuvent être des biens culturels : au-delà des seuils du décret n° 2020-1718, leur sortie du territoire demande un certificat (art. L.111-2 du code du patrimoine). L’écran Conformité de la librairie liste ces obligations propres au métier.
Il n’est branché sur aucune place de marché du livre (AbeBooks, Livre-Rare-Book, Galaxidion) : les packs concernent eBay, Etsy et Leboncoin. Et sa recherche ne lit pas encore les champs bibliographiques : c’est pourquoi la désignation doit porter l’auteur et le titre.
Fonctions du produit : le service centralise la saisie, la recherche, les corrections tracées, l’export et le mode contrôle. Il est édité par ENYWERE SAS et développé par Untelcom, avec des champs compréhensibles et des exports lisibles pour les professionnels qui travaillent seuls ou en petite équipe. Les écritures validées sont numérotées et chaînées ; un scellement quotidien est programmé et les réponses RFC 3161 comme les preuves OpenTimestamps disponibles conservent chacune leur état.
Limite : ces mécanismes et leurs résultats datés contribuent à la chaîne de preuve. Ils ne constituent ni agrément public, ni certification ISO, ni garantie automatique de conformité du registre tenu par l’utilisateur.
Une heure pour poser la librairie, puis le tri habituel : les pièces notables une à une, le courant en lots.
SIRET, établissement, mot de passe. Si la déclaration préalable en préfecture n’est pas faite, le guide du cerfa 11733-02 vous accompagne. Les 250 premiers objets (60 véhicules pour l’automobile) sont offerts, sans carte bancaire.
Il propose la nature « Livre ancien / Document » : désignation bibliographique, notice en dix-sept champs (particularités de l’exemplaire pour les envois et ex-libris, reliure, provenance, références), état de collation — les champs parlent votre langue.
Import CSV d’un inventaire existant — en désignation, description, prix, état, provenance : les champs bibliographiques (auteur, éditeur, ISBN) se complètent ensuite fiche par fiche —, continuité des numéros pour poursuivre un registre papier. Les lots déjà en rayon se retrouvent avec leur numéro commun.
Page de titre et achevé d’imprimer, reliure et défauts, envoi transcrit s’il y en a un, identité du vendeur relevée sur sa pièce, provenance en toutes lettres, prix et règlement. Brouillon, relecture, validation.
Une étiquette par lot sur la caisse, une par pièce notable : numéro d’ordre, désignation, prix, QR vers la fiche.
Choisissez « Maroquin rouge & encre bleue », relisez les pages légales générées. Puis Mode contrôle et extrait PDF : c’est ce qu’un agent verra.
Les vols de livres visent des exemplaires précis : pièces de bibliothèques publiques, ouvrages portant un cachet, planches découpées dans des atlas. Le contrôle cherche donc surtout à savoir si vous pouvez rattacher un exemplaire à son vendeur. L’article 321-7 du code pénal punit de six mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende l’omission, même par négligence, de la tenue jour par jour du registre.
Le Mode contrôle affiche les écrans utiles sans ouvrir votre gestion, la recherche du registre retrouve un exemplaire par sa désignation — écrivez-y l’auteur et le titre —, par sa provenance ou par son numéro d’ordre, et l’extrait PDF daté couvre la période demandée. Ces mécanismes contribuent à la chaîne de preuve ; ils ne valent ni agrément public, ni certification, ni garantie automatique de conformité.
Les erreurs les plus fréquentes sont les descriptions trop vagues, les identités de vendeurs incomplètes, les corrections non tracées, les fichiers modifiables sans historique fiable et les saisies reportées trop longtemps. Les repérer à l’avance permet de tenir un registre plus lisible et de retrouver plus vite les justificatifs utiles.
Lorsqu’une autorité demande à consulter le registre, l’enjeu est de répondre vite et proprement. Une page de contrôle doit éviter d’exposer l’espace de gestion complet, afficher les écritures utiles, faciliter la recherche et permettre un export PDF clair. Pour un libraire spécialisé en livres anciens, cela signifie retrouver un objet ou un vendeur sans feuilleter un cahier entier et sans produire un fichier confus. C’est l’un des avantages pratiques du numérique quand il est conçu pour le contrôle et pas seulement pour la saisie.
250 objets offerts à vie, puis 8,50 € HT par mois, sans engagement. Aucune carte bancaire n’est demandée pour commencer.
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FAQ
Pas nécessairement. Le registre raisonne en objets ou en lots : le numéro d'ordre attribué est porté sur le registre et doit figurer de manière apparente sur l'objet ou le lot (art. R.321-4 du code pénal). Une seule ligne peut donc couvrir la caisse, à condition d'en décrire honnêtement le contenu — nombre de volumes, nature, époque —, la description devant permettre d'identifier ce qui est entré (art. R.321-3), et de porter le prix global et le mode de règlement (art. R.321-5). Feuilletez avant d'écrire : une pièce notable — édition originale, envoi, grand papier, reliure signée — mérite sa propre écriture, car une ligne globale qui la tairait s'exposerait au reproche de mention inexacte (art. 321-8).
Oui, et c'est même le cœur de la description. L'article R.321-3 du code pénal exige une description comprenant les identifiants particuliers de l'objet — noms, signatures, monogrammes, lettres, chiffres. Un envoi et son destinataire, un ex-libris armorié, un cachet de bibliothèque sont exactement cela : ce qui distingue votre exemplaire de tous les autres tirages identiques. Transcrivez le texte de l'envoi et notez son emplacement dans le volume. Et un livre qui porte un envoi n'entre jamais dans un lot : il est devenu une pièce unique, il lui faut sa ligne.
L'identité de celui qui vend — pas celle du défunt : nom, prénoms, qualité et domicile de l'héritier, avec la nature, le numéro, la date de délivrance et l'autorité de la pièce d'identité présentée (art. R.321-3 du code pénal). La provenance s'écrit ensuite en toutes lettres : succession, et lien du vendeur avec elle. Décrivez le contenu réellement acheté, pièce à pièce pour les volumes notables, en lots pour le courant. Une mention inexacte expose aux peines de l'article 321-8 du code pénal : six mois d'emprisonnement et 30 000 € d'amende, les mêmes que celles prévues pour le défaut de tenue du registre (art. 321-7).
Non, si vous les achetez neufs à ceux qui les fabriquent ou en font le commerce : l’article 321-7 du code pénal vise les objets mobiliers usagés, et ceux acquis auprès de personnes autres que celles qui les fabriquent ou en font le commerce. En revanche, un livre neuf qu’un particulier vous vend — un exemplaire reçu en cadeau et jamais ouvert — est acquis auprès d’une personne qui n’en fait pas le commerce : il entre au registre comme un livre ancien, avec l’identité du vendeur relevée sur sa pièce (art. R.321-3). Le critère n’est pas l’état du livre ; c’est de qui vous l’achetez.
Non. L’entrée au registre se fait à l’achat, avec les mêmes mentions quel que soit le canal de revente ; la vente — en boutique, sur un site ou sur une place de marché — se trace en sortie, reliée au numéro d’ordre. Dans Livre de Police, vous décrivez l’exemplaire une fois : la notice commerciale destinée à la boutique incluse ou aux packs eBay, Etsy et Leboncoin se prépare depuis la même fiche, et la description du registre reste ce qu’elle doit être — un relevé, pas un argument de vente.
Un cachet ne signifie pas nécessairement un vol : beaucoup de bibliothèques désherbent et vendent leurs fonds, avec parfois une marque d’annulation. Mais c’est un signal qui appelle une vérification : demandez au vendeur d’où vient l’ouvrage et notez sa réponse telle quelle dans la provenance déclarée, relevez le cachet dans la description, et conservez tout justificatif de cession. Si le doute persiste, vous n’êtes jamais tenu d’acheter ; le centre d’aide consacre une fiche à la conduite à tenir devant un objet qui pourrait être volé.
Non. Le registre porte sur l’entrée des objets dans votre activité, pas sur le canal de vente : ce que vous achetez s’inscrit de la même façon, que vous le vendiez en boutique, par catalogue ou en ligne. Ce qui change, c’est votre organisation : les fiches descriptives publiées reprennent utilement la description du registre, ce qui évite de décrire deux fois. Dans Livre de Police, la boutique en ligne et la diffusion sont alimentées par les mêmes fiches.
Le registre concerne les objets acquis dans le cadre de votre activité professionnelle de vente. Un achat strictement personnel, destiné à ne jamais rejoindre votre stock, n’en relève pas. Mais la frontière est mince chez un libraire : dès qu’un ouvrage peut finir en vente, mieux vaut l’inscrire. Une ligne de trop ne vous sera jamais reprochée ; une ligne manquante sur un livre retrouvé en rayon, si.
Non. Le registre n’exige ni ISBN ni référence : il demande une description qui permette d’identifier l’exemplaire. Le champ ISBN du formulaire ne sert qu’aux ouvrages modernes ; un livre ancien n’en a pas, laissez-le vide.
Le taux du livre, 5,5 % (art. 278-0 bis du CGI), appliqué à la marge (art. 297 A) : un ouvrage acheté 320 € à une héritière et revendu 480 € porte 160 € de marge TTC, dont la TVA à 5,5 % se déduit. Les estampes et objets d’art suivent leur propre régime. À confirmer avec votre cabinet.
Souvent oui, parfois avec un certificat : les livres anciens, manuscrits, incunables et archives sont des biens culturels dont la sortie du territoire, au-delà des seuils d’âge et de valeur du décret n° 2020-1718, exige un certificat d’exportation (art. L.111-2 du code du patrimoine), et une licence hors de l’Union. Vérifiez les seuils sur le site du ministère de la Culture avant d’expédier.
La bibliothèque entre en une ligne de lot, avec le nombre de volumes, la description d’ensemble, la provenance et l’identité du vendeur. Chaque pièce notable découverte au tri prend ensuite sa propre ligne, qui cite le numéro du lot dans sa provenance ; le lot reçoit une rectification datée. L’écriture d’origine n’est jamais retouchée.
Par sa désignation, sa provenance et son numéro d’ordre — c’est pourquoi la désignation doit porter l’auteur, le titre et l’éditeur. Les champs de la notice (éditeur, ISBN, collation) servent la fiche, l’étiquette et la boutique, pas encore la recherche du registre : nous préférons le dire.
Oui, si le traitement automatisé respecte les exigences applicables, notamment celles de l’article R.321-6-1 du code pénal et de l’arrêté du 15 mai 2020. Livre de Police met en œuvre une numérotation et un chaînage des écritures validées, des protections de base dans le périmètre couvert, un scellement quotidien programmé et des dépôts externes suivis par état. Ces fonctions doivent être contrôlées dans leur version réelle et ne dispensent pas l’utilisateur de vérifier ses saisies, sa déclaration et les autres obligations de sa situation.
Oui : un seul registre par établissement, et la saisie s’adapte à l’objet. Le n° IMEI est demandé pour un téléphone, avec un contrôle de cohérence à la saisie ; métal, titre et poids ont chacun leur colonne, demandés d’office chez le bijoutier et au comptoir d’or et ailleurs dès que l’objet est déclaré en métal précieux — le poids au millième de gramme. Vous choisissez la nature de chaque objet : un antiquaire qui achète un bijou obtient les champs du bijou.
Un tableur classique utilisé seul ne démontre pas, par lui-même, l’intégrité, l’intangibilité ni la traçabilité des consultations exigées pour un registre automatisé : les cellules peuvent être réécrites et les anciennes valeurs disparaître. Excel ou CSV reste utile pour préparer ou importer des données. Le registre principal doit, lui, conserver l’écriture d’origine, tracer les rectifications et produire les éléments de contrôle nécessaires.
LivreDePolice.com est édité par ENYWERE SAS et développé par Untelcom. Page datée et périmètre explicite : une fonction, un rapport ou un partenaire ne constitue pas à lui seul une certification ni une preuve de résultat.
250 objets offerts à vie, puis 8,50 € HT par mois. Sans engagement, sans carte bancaire pour essayer : vous jugez sur vos vrais objets.
Toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026. Livre de Police met le parcours d’activation, la réception, l’émission, les statuts et l’e-reporting à disposition dans chaque compte, sans abonnement séparé.
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