Ce que demandent les textes officiels
L’article R.321-3 du Code pénal prévoit la nature, la provenance et la description des objets. Il précise que la description comprend leurs caractéristiques ainsi que les noms, signatures, monogrammes, lettres, chiffres, numéros de série, emblèmes et autres signes apposés qui servent à les identifier. L’annexe I de l’arrêté du 15 mai 2020 présente une colonne de description précise et cite notamment la nature, les dimensions, le style, la signature, les éventuels signes distinctifs et la provenance. Ces textes donnent des catégories d’information, pas un nombre universel de mots et pas une formule automatique de qualité.
- Nature de l’objet
- Caractéristiques observables ou mesurables
- Inscriptions et signes réellement présents
- Provenance disponible, distinguée d’une supposition
- Mesure de protection patrimoniale lorsqu’elle est connue
Séparer quatre niveaux d’information
Commencez par les faits directement observés : forme, couleur, usure, défauts, inscriptions et accessoires présents. Ajoutez ensuite les mesures prises : dimensions, poids ou diamètre selon l’objet. Les informations déclarées par la personne qui remet le bien peuvent être consignées comme telles, sans les transformer en constat personnel. Enfin, une donnée absente reste inconnue. Écrire “matière d’apparence métallique, non testée” est plus précis que d’affirmer “argent massif” sans poinçon lu, test ou document. Cette séparation protège la qualité du registre et la crédibilité de la future fiche commerciale.
- Observé : ce qui est visible
- Mesuré : ce qui vient d’un instrument ou d’une dimension relevée
- Déclaré : ce qui est attribué à une personne ou à un document identifié
- Inconnu : ce qui ne doit pas être complété par intuition
Construire une description dans le bon ordre
Utilisez un ordre stable afin que l’équipe puisse relire rapidement chaque fiche. Nommez d’abord la nature précise de l’objet, puis sa forme ou son modèle, ses dimensions utiles, sa matière indiquée ou son apparence, sa teinte, son état et ses marques distinctives. Relevez ensuite les signatures, numéros ou poinçons exactement comme ils apparaissent, en signalant une lecture incertaine. Terminez par les manques et défauts visibles. Une photographie peut compléter la saisie dans le produit, mais elle ne remplace pas les mentions écrites prévues par le registre.
- Nommer
Identifier la nature de l’objet sans attribution commerciale excessive.
- Mesurer
Noter les dimensions ou le poids réellement relevés avec leur unité.
- Distinguer
Décrire état, couleur, défauts, inscriptions et accessoires.
- Qualifier la source
Séparer le constat, le document et la déclaration du vendeur.
- Relire
Vérifier que la fiche permet de reconnaître l’objet sans le surqualifier.
Exemple factuel et exemple à corriger
Une formulation exploitable pourrait être : “Montre-bracelet, boîtier d’apparence métallique mesuré à 40 mm, cadran blanc, marque LIP et n° 88421 relevés au dos, verre rayé à 2 h, fonctionnement non vérifié.” Elle expose des éléments contrôlables et une limite. À l’inverse, “magnifique montre rare en argent des années 1950, fonctionne parfaitement” mélange appréciation commerciale, matière, datation, rareté et fonctionnement sans expliquer leur preuve. Si un document ou un test justifie ensuite l’une de ces informations, ajoutez sa référence et conservez la distinction avec ce qui a été observé au moment de l’entrée.
- Éviter les superlatifs non vérifiables
- Ne pas transformer une apparence en matière certaine
- Ne pas déduire une époque d’un style seul
- Signaler un fonctionnement non testé
- Référencer le document lorsqu’une information vient d’une pièce externe
Utiliser l’IA comme brouillon, jamais comme témoin
L’assistance IA de LivreDePolice peut remettre en ordre les faits fournis, proposer un titre, une description commerciale, des mots-clés et signaler des informations manquantes. Elle n’observe pas physiquement l’objet et ne doit donc pas inventer une matière, une origine, une authenticité ou un état. Le professionnel relit la proposition, revient à la fiche source et corrige toute formulation qui dépasse les faits. La description du registre et le texte public peuvent partager une base, mais les données internes comme l’identité du vendeur, la provenance réservée ou le prix d’achat restent hors de l’annonce.
- Faits fournis comme seule base
- Proposition modifiable avant enregistrement
- Aucune authentification automatique revendiquée
- Informations internes exclues de la multidiffusion
- Validation humaine avant registre ou publication