Ce que ce terme désigne
C’est la conséquence directe du caractère append-only du registre : une écriture validée n’est plus modifiée ni supprimée en place. Dans le parcours couvert, l’historique affiché permet d’examiner l’écriture initiale, la rectification et leur ordre lorsqu’elles sont effectivement présentes et reliées.
À quoi ça sert concrètement : à corriger une erreur sans donner l’impression de la cacher. Un contrôleur qui voit une erreur et sa correction datée lit un registre tenu par quelqu’un de sérieux. Un registre trop propre, sans la moindre trace d’hésitation sur plusieurs centaines d’écritures, inspire l’effet inverse.
Un exemple : « Rectifie l’écriture n° 213 du 12/03 : prix d’achat, lire 840 € au lieu de 480 €. Erreur de frappe constatée au rapprochement bancaire du 02/04. » Trois informations : ce qui est visé, ce qui est corrigé, pourquoi on s’en est aperçu. C’est tout ce qu’il faut.
Les erreurs fréquentes :
- Recréer l’achat comme une opération neuve : vous fabriquez un doublon et vous cassez la chronologie.
- Rectifier sans renvoyer explicitement à l’écriture d’origine : le lecteur doit alors deviner le lien, ce qu’un registre doit précisément éviter.
- Attendre. Une correction faite le jour de la découverte s’explique seule ; la même, six mois plus tard et juste avant un contrôle, appelle des questions.