Besoin d’aide ? Écrivez-nous sur WhatsApp, 7 j/7 →Besoin d’aide ? Envoyez-nous un message sur WhatsApp au numéro réservé à la France. Nous sommes à votre disposition 7 j/7.
  1. Accueil
  2. Ressources
  3. Registre de police, livre de police : comprendre les termes

Guide

Registre de police, livre de police : comprendre les termes

« Registre de police », « livre de police » et « registre des objets mobiliers » désignent une seule et même obligation : le registre que l’article 321-7 du code pénal impose de tenir jour par jour à tout professionnel qui vend des objets mobiliers usagés ou acquis auprès de personnes autres que celles qui les fabriquent ou en font le commerce. L’omettre, même par négligence, est puni de six mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

Mis à jour le 23/08/2026 Lecture : 15 min Textes officiels cités
Un professionnel enregistre un objet dans son livre de police numérique

La règle, et son texte

Une seule obligation, trois appellations. Les textes n’emploient jamais l’expression « livre de police » : la section réglementaire du code pénal (articles R.321-1 à R.321-8) s’intitule « registre des objets mobiliers », et le formulaire officiel de déclaration préalable, le Cerfa n° 11733*02, vise le « revendeur d’objets mobiliers ». « Livre de police » est le nom d’usage des métiers concernés (brocanteurs, antiquaires, bijoutiers, dépôts-vente) ; « registre de police » est la formule hybride des contrôles. Le fond ne change pas d’un nom à l’autre : l’article 321-7 du code pénal punit de six mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende le fait d’omettre, y compris par négligence, de tenir ce registre jour par jour, et l’article 321-8 punit des mêmes peines les mentions inexactes et le refus de le présenter aux autorités compétentes. Attention à un faux ami : les articles R.321-9 à R.321-12 régissent un registre distinct, tenu par les organisateurs de manifestations publiques de vente ou d’échange d’objets mobiliers usagés — ce n’est pas celui du revendeur.

  • Les trois expressions désignent exactement le même document — aucune n’est plus officielle que l’autre.
  • « Registre des objets mobiliers » est le terme du code pénal (article 321-7 et section R.321-1 à R.321-8).
  • « Livre de police » est le terme des professionnels, hérité du contrôle exercé par la police.
  • « Registre de police » est celui qu’emploient souvent les gendarmes et les préfectures lors d’un contrôle.
  • Peu importe le nom que vous employez : ce qui est vérifié, c’est le contenu et l’intégrité des écritures.
  • Pour savoir ce que la loi impose exactement, lisez le guide du registre des objets mobiliers.

D’où viennent les trois noms

Le code pénal ne parle jamais de « livre de police » : sa section réglementaire (articles R.321-1 à R.321-8) s’intitule « registre des objets mobiliers », et le formulaire de déclaration préalable, le Cerfa n° 11733*02, vise le « revendeur d’objets mobiliers ». « Livre de police » est le nom que les métiers de l’occasion — brocanteurs, antiquaires, bijoutiers, dépôts-vente — emploient depuis que ce registre est contrôlé par la police ; c’est aussi le mot des papeteries et des logiciels. « Registre de police » est la formule hybride que l’on entend en contrôle. Trois noms, une obligation : le registre que l’article 321-7 impose de tenir jour par jour. Un seul vrai faux ami existe : les articles R.321-9 à R.321-12 régissent un autre registre, tenu par les organisateurs de manifestations publiques de vente ou d’échange d’objets mobiliers usagés — celui du vide-grenier, pas celui du revendeur.

Un gendarme demande « le registre de police » ; le commerçant présente le même document
Trois noms, un seul document. Ce qui est vérifié n’est jamais le mot employé : ce sont les mentions portées et l’intégrité des écritures.

Trois noms, un registre — et un faux ami

Qui emploie quel terme, et ce qu’en disent les textes.

ExpressionQui l’emploieDans les textes ?
Registre des objets mobiliersLe code pénal (section R.321-1 à R.321-8)Oui : c’est le terme officiel
Livre de policeLes professionnels, les papeteries, les logicielsNon : nom d’usage
Registre de policeSouvent les gendarmes et les préfectures en contrôleNon : nom d’usage
Revendeur d’objets mobiliersLe formulaire Cerfa n° 11733*02 de déclaration préalableFormulaire officiel
Registre des organisateurs de manifestations publiquesLes organisateurs de brocantes et vide-greniersOui (R.321-9 à R.321-12) : un registre distinct

Application concrète dans votre registre

Dans votre registre, le nom sur la couverture ou dans le logiciel n’a aucune portée : seuls comptent le contenu et le rythme de tenue. Quel que soit le terme employé, il faut accomplir la déclaration préalable, enregistrer jour par jour les mentions exigées par R.321-3 à R.321-5 et conserver le registre selon les durées de R.321-6 ou R.321-6-1. En contrôle, présentez le même document, que l’agent dise « livre de police », « registre de police » ou « registre des objets mobiliers ». Livre de Police regroupe ces écritures sous une même fonction de registre et propose numérotation, recherche et export ; le respect effectif des durées dépend aussi de l’exploitation, des sauvegardes et des copies conservées par l’utilisateur.

  • Un seul registre, quel que soit le nom employé
  • Déclaration préalable, jour par jour, mentions de R.321-3 à R.321-5
  • Présenter le même document à tout agent, sans discuter le vocabulaire
  • Ne pas confondre avec le registre de l’organisateur de brocante

Cas pratique

Une situation concrète, résolue avec les textes.

La situation

Sur une brocante en plein air, l’organisateur vous assure que « tout est déjà dans son registre » et que vous n’avez rien à tenir.

Ce qu’il faut faire

Non : les articles R.321-9 à R.321-12 régissent le registre de l’organisateur de la manifestation, destinée à la vente ou à l’échange d’objets mobiliers usagés. Votre registre de revendeur, fondé sur l’article 321-7 et les articles R.321-1 à R.321-8, reste dû pour vos propres acquisitions, jour par jour, avec l’identité de chaque vendeur et la description de chaque objet. Chacun tient son registre.

Textes applicables : Article 321-7 et articles R.321-1 à R.321-12 du code pénal.

Exemple complet, pas à pas : la même écriture, quel que soit le nom employé

Une couturière-brocanteuse de Roubaix achète une machine à coudre ancienne 130 € le 21 juillet. Nous allons écrire l’opération une fois, puis regarder ce qui se passe quand trois interlocuteurs différents lui en parlent avec trois mots différents.

  1. L’écriture, telle qu’elle est saisie

    Date « 21/07/2026 ». Nature « Machine à coudre ». Description « Machine à coudre Singer 15K à navette longue, bâti fonte laqué noir à décors dorés “Sphinx”, plaque de série n° Y8842176, table bois deux tiroirs et pédalier fonte, courroie cuir remplacée, une poignée de tiroir manquante à droite, mécanisme tournant librement, aucune aiguille montée. »

  2. Provenance, identité, pièce

    Provenance « Achat au domicile du vendeur à Wattrelos, machine déclarée provenant de l’atelier de couture de sa mère, fermé en 1998 ». Vendeur « DELPLANQUE, Michel, Joseph — retraité — 27 rue Carnot, 59150 Wattrelos ». Pièce « Carte nationale d’identité — n° 000000000000 (numéro fictif) — délivrée le 12/05/2009 — par la sous-préfecture de Roubaix ».

  3. Transaction et numéro d’ordre

    Prix « 130,00 € ». Règlement « Espèces, 130 € remis en main propre le 21/07 » — montant très inférieur au plafond de 1 000 € fixé par l’article D.112-3 du code monétaire et financier pour un débiteur ayant son domicile fiscal en France ou agissant pour les besoins d’une activité professionnelle. Numéro d’ordre « 000472 », étiquette collée à l’intérieur du tiroir gauche.

  4. Scène 1 — le gendarme dit « votre registre de police »

    Elle présente ce document-là. « Registre de police » est le terme le plus souvent employé par les services lors d’un contrôle, mais il ne désigne rien d’autre. Elle montre aussi le récépissé de sa déclaration préalable en préfecture, réclamé au titre de l’article R.321-1.

  5. Scène 2 — son comptable dit « ton livre de police »

    Même document. « Livre de police » est le nom d’usage des professionnels, hérité du contrôle exercé par la police. Le comptable, lui, s’intéresse surtout au prix d’achat porté à l’écriture 000472 : c’est la donnée dont il aura besoin si la machine est revendue au régime de la marge.

  6. Scène 3 — un site officiel écrit « registre des objets mobiliers »

    Encore le même document. C’est le terme du code pénal : l’article 321-7 et la section réglementaire R.321-1 à R.321-8. C’est aussi celui qu’emploient les formulaires administratifs, dont le Cerfa n° 11733*02 de déclaration préalable.

  7. Le faux ami à connaître : le registre des brocantes

    Si notre couturière organise un vide-grenier dans la cour de son immeuble, elle devra tenir un autre registre, celui des manifestations publiques régi par les articles R.321-9 à R.321-12. Ce registre-là ne remplace jamais le sien : il concerne les participants à la manifestation, pas ses propres achats. Deux documents, deux finalités.

  8. Ce qui est réellement vérifié

    Dans les trois scènes, personne ne juge le mot employé. Ce qui est regardé, ce sont les mentions de l’article R.321-3 — identité, références de pièce, provenance, description avec les signes d’identification —, le numéro d’ordre apparent de l’article R.321-4, le prix et le mode de règlement de l’article R.321-5, et la tenue jour par jour de l’article 321-7.

Textes appliqués : article 321-7 et section R.321-1 à R.321-8 du code pénal ; articles R.321-9 à R.321-12 pour le registre des manifestations publiques ; article D.112-3 du code monétaire et financier pour le plafond des espèces. Exemple fictif.

Erreurs fréquentes à éviter

Les pièges ci-dessous sont ceux qui reviennent le plus souvent sur ce sujet précis :

  • Tenir deux documents en parallèle en croyant que « livre de police » et « registre des objets mobiliers » sont deux obligations différentes
  • Chercher « livre de police » dans les textes et conclure que l’obligation n’existe pas : le code pénal dit « registre des objets mobiliers »
  • Confondre le registre du revendeur (articles R.321-1 à R.321-8) avec celui des organisateurs de manifestations publiques (articles R.321-9 à R.321-12)
  • Ne pas présenter son registre parce que l’agent ne le nomme pas comme votre cahier ou votre logiciel : le refus de présentation relève de l’article 321-8 du code pénal
  • Croire qu’un intitulé « officiel » sur la couverture dispense des mentions exigées par les articles R.321-3 à R.321-5
  • Prendre le registre pour un inventaire de stock ou un document comptable : sa finalité propre est de relier chaque objet à son apporteur identifié

Les erreurs qu’on voit le plus souvent — et comment les corriger

Un problème de vocabulaire finit toujours par devenir un problème de fond. Cinq confusions et leurs conséquences réelles.

Chercher « le vrai » registre parmi les trois noms

Ce qui se passe : on achète deux cahiers différents, ou l’on tient deux fichiers, persuadé que ce sont deux obligations. La correction : registre de police, livre de police et registre des objets mobiliers désignent le même document. Une seule obligation, un seul registre à un instant donné.

Confondre avec le registre des manifestations publiques

Ce qui se passe : un organisateur de brocante croit que le registre des participants le dispense du sien, ou un exposant croit devoir tenir celui de l’organisateur. La correction : les articles R.321-9 à R.321-12 régissent le registre de l’organisateur d’une manifestation ; il ne remplace pas le registre du revendeur.

Confondre avec le registre du personnel ou le registre de sécurité

Ce qui se passe : un contrôleur demande « le registre » et l’on présente le mauvais classeur. La correction : demandez simplement de quel registre il s’agit. Le registre des objets mobiliers relève du code pénal ; le registre unique du personnel relève du code du travail : rien à voir.

Chercher « registre de police » dans Légifrance

Ce qui se passe : la recherche ne donne rien de pertinent et l’on conclut que le texte n’existe pas. La correction : dans les textes, cherchez « registre des objets mobiliers », terme du code pénal, ou allez directement à l’article 321-7 et à la section R.321-1 à R.321-8.

Employer un nom différent selon l’interlocuteur, et s’y perdre

Ce qui se passe : l’équipe utilise trois mots pour la même chose, et les consignes internes deviennent floues. La correction : choisissez un seul terme dans votre procédure interne, et écrivez une fois pour toutes qu’il désigne le registre des articles 321-7 et R.321-3 du code pénal.

Croire qu’un nom plus officiel donne plus de valeur

Ce qui se passe : on soigne l’intitulé du classeur et l’on néglige les mentions. La correction : aucun contrôle ne porte sur le titre écrit sur la couverture. Ce qui est vérifié, ce sont les écritures — leur contenu, leur date, leur intégrité.

Le vocabulaire n’a aucune conséquence juridique ici. Il en a une, pratique : savoir de quoi on parle évite de tenir deux registres inutiles ou d’en oublier un.

Essayer gratuitement

250 objets ou 60 véhicules offerts à vie, puis 8,50 € HT par mois, sans engagement. Aucune carte bancaire n’est demandée pour commencer.

Créer mon registre

Une question ?

Une personne de l’équipe vous répond en français, 7 jours sur 7.

Nous écrire

FAQ

Questions fréquentes

Livre de police, registre de police, registre des objets mobiliers : est-ce vraiment le même document ?

Oui. Les trois expressions désignent le registre unique imposé par l’article 321-7 du code pénal aux professionnels dont l’activité comporte la vente d’objets mobiliers usagés ou acquis auprès de personnes autres que celles qui les fabriquent ou en font le commerce. Les textes officiels emploient « registre des objets mobiliers » ; « livre de police » et « registre de police » sont des noms d’usage. L’obligation, les mentions et les sanctions sont identiques.

Dois-je tenir un registre par appellation, ou un seul ?

Un seul registre suffit, quel que soit le nom qu’on lui donne. En revanche, pour la version papier, l’article R.321-6 du code pénal impose un registre par établissement ouvert au public, coté et paraphé par le commissaire de police ou, à défaut, par le maire de la commune. Il se conserve 5 ans à compter de sa clôture ; un registre informatisé conserve les données 10 ans à compter de leur enregistrement (article R.321-6-1).

Le gendarme me demande mon « registre de police » : que dois-je lui présenter ?

Votre registre des objets mobiliers, sous sa forme réelle : registre papier coté et paraphé, ou registre informatisé conforme à l’arrêté du 15 mai 2020. Ne discutez pas le vocabulaire : l’article 321-8 du code pénal punit de six mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende le refus de présenter le registre aux autorités compétentes, au même titre que les mentions inexactes.

L’organisateur de la brocante tient aussi un « registre » : est-ce le même que le mien ?

Non. Les articles R.321-9 à R.321-12 du code pénal régissent un registre distinct, tenu par les organisateurs de manifestations publiques destinées à la vente ou à l’échange d’objets mobiliers usagés ou acquis auprès de personnes autres que celles qui les fabriquent ou en font le commerce. Le revendeur professionnel, lui, reste soumis pour sa propre activité à l’obligation de l’article 321-7 : chacun tient son registre.

Sur ma déclaration en préfecture, quel terme figure ?

Le formulaire officiel est le Cerfa n° 11733*02, « déclaration préalable de revendeur d’objets mobiliers », prévu par l’article R.321-1 du code pénal ; la préfecture ou sous-préfecture délivre un récépissé, à conserver et à présenter à toute réquisition. Le mot « livre de police » n’y figure pas, et cela ne change rien à votre obligation.

Mon logiciel s’appelle « livre de police » : est-ce un problème en contrôle ?

Non. Le nom n’a aucune portée : ce qui est vérifié, c’est le contenu des écritures (articles R.321-3 à R.321-5), leur tenue jour par jour (article 321-7) et leur présentation (article 321-8). Un agent qui demande votre « registre de police » ou votre « registre des objets mobiliers » demande le même document.

Le terme « livre de police » a-t-il une valeur juridique ?

Il n’apparaît pas comme tel dans les articles du code pénal, qui parlent de « registre des objets mobiliers » — notamment l’article 321-7 et la section R.321-1 à R.321-8. « Livre de police » est un nom d’usage, hérité du contrôle exercé par la police, employé par les professionnels comme par la plupart des logiciels du marché. Employer l’un ou l’autre n’a aucune conséquence : ce qui est vérifié, ce sont les mentions portées et l’intégrité des écritures.

Un gendarme m’a parlé du « registre des brocanteurs » : est-ce encore un autre document ?

Non, c’est très probablement le même — le registre des objets mobiliers, désigné par le métier de celui qui le tient. La seule vraie distinction à connaître est celle du registre des manifestations publiques : les articles R.321-9 à R.321-12 régissent le registre tenu par la personne qui organise, dans un lieu public ou ouvert au public, une manifestation destinée à la vente ou à l’échange d’objets mobiliers usagés. Si le doute persiste, demandez simplement lequel des deux est demandé.

Dois-je écrire un titre particulier sur mon registre ?

Aucun texte que nous citons n’impose d’intitulé. Pour un registre papier, l’article R.321-6 s’intéresse à la tenue — encre indélébile, sans blanc, rature ni abréviation, cotation et paraphe — pas à la couverture. Cela dit, écrire « Registre des objets mobiliers — établissement de … — première écriture du … » sur la première page rend le classement bien plus simple, notamment au moment de la conservation cinq ans après clôture.

Ce guide remplace-t-il un conseil juridique ?

Non. Il donne une information opérationnelle et renvoie vers les sources officielles ; un cas particulier doit être vérifié avec un conseil compétent.

Le registre numérique, sans engagement.

250 objets ou 60 véhicules offerts à vie, puis 8,50 € HT par mois. Sans engagement, sans carte bancaire pour essayer : vous jugez sur vos vrais objets.

Réforme française

Facturation électronique incluse

Toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques au 1er septembre 2026. Livre de Police met le parcours d’activation, la réception, l’émission, les statuts et l’e-reporting à disposition dans chaque compte, sans abonnement séparé.

Comprendre et se préparer