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Guide

Comment choisir un logiciel de livre de police ?

Aucun logiciel de livre de police n’est imposé et il n’existe pas d’agrément d’État : méfiez-vous de qui le prétend. La loi fixe des obligations de résultat : tenue jour par jour (article 321-7 du code pénal), données conservées 10 ans, intègres et intangibles (article R.321-6-1), journal des consultations gardé 1 an (arrêté du 15 mai 2020). C’est cette grille, pas un label, qui départage les logiciels.

Comparez les logiciels sur un parcours complet, pas sur une liste

Mis à jour le 23/08/2026 Lecture : 16 min Textes officiels cités
Un professionnel enregistre un objet dans son livre de police numérique

La règle, et son texte

Aucun texte n’impose de logiciel : l’obligation porte sur le registre lui-même. L’article 321-7 du code pénal punit de 6 mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende le fait d’omettre, y compris par négligence, de le tenir jour par jour. Le support est libre : registre papier coté et paraphé, conservé 5 ans à compter de sa clôture (article R.321-6), ou traitement automatisé dont les données sont conservées 10 ans à compter de leur enregistrement, avec une exigence d’intégrité et d’intangibilité (article R.321-6-1). L’article R.321-8 renvoie les modèles et règles techniques à un arrêté : c’est l’arrêté du 15 mai 2020 (NOR : MICB1932177A), qui fixe les modèles officiels de registres, impose en son article 3 un journal des consultations conservé 1 an et renvoie à la norme ISO 14641-1 pour l’archivage. Aucun de ces textes n’institue d’agrément d’État ni de liste de logiciels autorisés : un éditeur qui s’en réclame invoque un label que ces textes ne prévoient pas.

  • Aucun logiciel n’est agréé ni imposé par les textes : ils fixent des obligations de résultat.
  • La grille : intégrité et intangibilité, conservation dix ans (article R.321-6-1) ; journal des consultations un an et archivage renvoyant à la norme ISO 14641-1 (arrêté du 15 mai 2020, article 3) ; mentions des articles R.321-3 à R.321-5.
  • Une écriture validée doit rester intègre ; les rectifications doivent être traçables.
  • Le registre doit pouvoir être présenté aux autorités dans un format exploitable (article 321-8).
  • Testez l’export complet et la réversibilité avant de vous abonner : le papier se conserve cinq ans après clôture, les données automatisées dix ans après enregistrement.

Traduire les promesses en preuves

Un éditeur vous dira « conforme », « agréé », « certifié ». Traduisez chaque mot en preuve. Intégrité : montrez-moi comment une écriture validée ne peut pas être réécrite sans que cela se détecte. Intangibilité : montrez-moi comment une correction s’ajoute sans effacer l’original. Journal des consultations : montrez-moi la liste de qui a consulté quoi, quand — et qu’elle est gardée un an. Réversibilité : exportez-moi tout mon registre, maintenant, dans un format que je peux lire sans vous. Pérennité : que deviennent mes dix ans de données si vous fermez ? « Agréé par l’État » ou « certifié préfecture » : aucun texte n’institue un tel agrément — c’est un signal de prudence, pas de confiance. « Certifié ISO 14641-1 » : l’arrêté renvoie à cette norme pour l’archivage ; un éditeur honnête documente sa démarche sans se prévaloir d’une certification qu’il ne détient pas. Enfin, vérifiez que toutes les mentions des articles R.321-3 à R.321-5 existent : personne physique et personne morale, numéro d’ordre, prix et mode de règlement, valeur estimée pour le dépôt ou l’échange, regroupement en lot.

Une démonstration de logiciel de registre, écran partagé entre deux professionnels
Aucun logiciel n’est « agréé par l’État ». L’article R.321-8 renvoie à un arrêté pour le modèle et les obligations techniques : c’est un résultat qu’on vous demande, pas un label.
  1. Intégrité

    Comment une modification des données couvertes est-elle empêchée ou détectée ? Demandez une démonstration, pas une phrase.

  2. Traçabilité

    Où est le journal des consultations — identifiant, date, heure, objet — et combien de temps est-il gardé ? Un an au minimum (arrêté du 15 mai 2020, article 3).

  3. Mentions

    Les champs des articles R.321-3 à R.321-5 sont-ils tous présents, y compris la personne morale et son représentant, la valeur estimée et le lot ?

  4. Rectification

    Une écriture validée se corrige-t-elle par ajout d’une rectification reliée, ou par réécriture ? Seule la première réponse convient.

  5. Réversibilité

    Pouvez-vous exporter l’intégralité du registre dans un format lisible, aujourd’hui, sans demander l’autorisation ?

  6. Pérennité

    Que devient le registre si l’éditeur ferme, alors que vous devez conserver les données dix ans à compter de leur enregistrement ?

La grille de comparaison, à remplir avec chaque éditeur

Une question par exigence, et la réponse qu’un logiciel sérieux doit apporter.

CritèreTexteQuestion à poserRéponse attendue
Intégrité et intangibilitéArticle R.321-6-1Une écriture validée peut-elle être réécrite ?Non ; la correction s’ajoute par rectification tracée
Journal des consultationsArrêté du 15 mai 2020, article 3Qui a consulté quoi, quand ? Conservé un an ?Oui, généré automatiquement et consultable
ConservationArticle R.321-6-1Les données restent-elles dix ans ?Oui, et exportables à tout moment
MentionsArticles R.321-3 à R.321-5Personne physique et morale, numéro d’ordre, prix et règlement, valeur estimée, lot ?Toutes présentes
PrésentationArticle 321-8Puis-je produire un extrait daté et lisible ?Oui, par objet, vendeur ou période
AgrémentAucun texte« Agréé par l’État » ?Méfiance : cet agrément n’existe pas
ArchivageArrêté du 15 mai 2020, article 3 (ISO 14641-1)Votre démarche d’archivage est-elle documentée ?Oui, sans prétendre à une certification non détenue

Application concrète dans votre registre

Transformez ces textes en grille d’achat et posez quatre questions à tout éditeur, preuves datées à l’appui. 1) Intégrité : comment une modification des données couvertes est-elle empêchée ou détectée ? 2) Traçabilité : quel est le périmètre réel du journal des consultations exigé par l’article 3 de l’arrêté du 15 mai 2020 ? 3) Réversibilité : comment récupérer les données et les éléments de contrôle dans un format lisible ? 4) Pérennité : comment conserver le registre pendant la durée applicable si l’éditeur ferme ? Vérifiez aussi les mentions de R.321-3 à R.321-5. Livre de Police identifie les auteurs, chaîne les écritures, applique des protections en base dans le périmètre couvert et relie les rectifications à l’original. Ces mécanismes doivent être vérifiés dans la version utilisée ; ils ne constituent ni agrément d’État ni certification ISO 14641-1.

  • Exiger une démonstration de l’intangibilité, pas une promesse
  • Vérifier le journal des consultations et sa durée de conservation
  • Tester l’export complet avant de s’abonner
  • Refuser tout argument d'« agrément d’État » : il n’existe pas

Cas pratique

Une situation concrète, résolue avec les textes.

La situation

Un éditeur vous propose un « livre de police certifié préfecture, conforme à 100 % ». Que vérifier ?

Ce qu’il faut faire

Aucun texte n’institue d’agrément ni de certification par la préfecture : la formule ne correspond à rien dans les articles 321-7 et R.321-1 à R.321-8 du code pénal ni dans l’arrêté du 15 mai 2020. Demandez les preuves concrètes de la grille — intangibilité démontrée, journal des consultations, export complet, sort des données en cas de fermeture — et faites un test d’export avant de signer. Une promesse de conformité absolue est un signal de prudence : les textes fixent des résultats, que chaque outil doit prouver.

Textes applicables : Article R.321-6-1 du code pénal ; arrêté du 15 mai 2020 ; article 321-8 du code pénal.

Exemple complet, pas à pas : tester un logiciel en une heure, avec un objet réel

La meilleure façon de juger un logiciel de livre de police n’est pas de lire sa page de tarifs : c’est d’y enregistrer un objet, puis d’essayer de le casser. Voici l’essai que nous recommandons, mené sur une lampe Art déco achetée 320 €. Une heure suffit, et il s’applique à n’importe quel outil, y compris le nôtre.

  1. Minute 0 — Saisir l’objet en entier

    Nature « Lampe de bureau ». Description « Lampe Art déco vers 1930, pied en bronze patiné et fût cannelé, réflecteur en tôle laquée noire réorientable, H 38 cm, base Ø 14 cm, câblage refait avec cordon textile, interrupteur à poussoir, aucune signature, éclat de laque de 1 cm sur le bord du réflecteur. » Chronométrez : si vous n’arrivez pas à écrire cela sans batailler avec le formulaire, l’outil vous ralentira tous les jours.

  2. Minute 5 — Vérifier les quatre références de la pièce

    Le formulaire vous demande-t-il séparément la nature, le numéro, la date de délivrance et l’autorité de la pièce produite ? S’il n’offre qu’un champ « pièce d’identité » unique, il ne sert pas l’article R.321-3 et vous devrez bricoler.

  3. Minute 10 — Vérifier la provenance

    Existe-t-il un champ de provenance distinct de l’identité du vendeur ? Beaucoup d’outils les confondent. Tapez « Achat en vide-grenier à Saint-Dié le 03/05/2026, lampe déclarée provenant du grenier familial du vendeur » et voyez où ce texte atterrit.

  4. Minute 15 — Le numéro d’ordre et son étiquette

    Le numéro est-il attribué automatiquement, sans trou ni doublon ? Peut-on l’imprimer sur une étiquette ? L’article R.321-4 demande qu’il figure de manière apparente sur l’objet : si vous devez le recopier à la main sur une gommette, notez-le comme un coût quotidien.

  5. Minute 20 — Essayer de tricher

    C’est le test décisif. Validez l’écriture, puis tentez de modifier le prix. Que se passe-t-il ? Trois réponses possibles : le champ s’ouvre et se réécrit sans trace — écartez l’outil ; il faut passer par une rectification datée et motivée qui conserve l’original — c’est ce que suppose l’article R.321-6-1 ; il est impossible de corriger quoi que ce soit — c’est trop rigide, une erreur de saisie doit pouvoir se réparer.

  6. Minute 30 — Sortir un extrait

    Produisez un extrait daté du mois en cours, en PDF. Regardez-le en vous mettant à la place d’un agent : les mentions sont-elles lisibles, la période est-elle indiquée, les rectifications apparaissent-elles ? Imprimez-le : un document qui déborde de la page se remarque tout de suite.

  7. Minute 40 — Reprendre l’existant

    Chargez vingt lignes de votre ancien fichier. L’import reconnaît-il vos colonnes ? Que fait-il d’une date au format « 12/03/26 » ou d’un prix écrit « 320 € » ? Un import qui échoue sur vos vraies données échouera aussi le jour de la bascule.

  8. Minute 50 — Récupérer ses données, et partir

    La question qu’on oublie toujours de poser avant de signer : comment je récupère tout si j’arrête ? Exportez le registre entier. Si l’export n’existe pas, ou s’il faut le demander par courriel, considérez que vos données ne sont pas vraiment à vous.

  9. Minute 55 — Poser une question au support

    Écrivez une vraie question — par exemple « comment corriger le poids d’un bijou déjà validé ? » — et regardez le délai et la qualité de la réponse. Un logiciel de registre se tient tous les jours : le jour où vous serez bloqué, c’est cette réponse-là qui comptera.

Textes de référence pour cet essai : articles R.321-3 à R.321-5 (contenu de l’écriture), article R.321-4 (numéro d’ordre apparent), article R.321-6-1 (intégrité, intangibilité, sécurité, conservation dix ans), article R.321-8 (renvoi à l’arrêté pour le modèle et les obligations techniques). L’exemple d’objet est fictif ; la grille d’essai, non.

Erreurs fréquentes à éviter

Les pièges ci-dessous sont ceux qui reviennent le plus souvent sur ce sujet précis :

  • Croire un éditeur qui se dit « agréé par l’État » ou « certifié préfecture » : aucun texte n’institue un tel agrément.
  • S’abonner sans tester l’export complet des données, alors qu’il faudra pouvoir présenter jusqu’à 10 ans d’écritures.
  • Prendre un logiciel de caisse ou de stock pour un registre légal alors qu’il n’assure ni intangibilité ni journal des consultations.
  • Ne pas demander ce que devient le registre si l’éditeur ferme, ni sous quel format les données sont restituées.
  • Choisir un outil qui autorise la suppression d’une écriture validée au lieu d’une rectification tracée.
  • Croire que le logiciel dispense de la déclaration préalable en préfecture (Cerfa n° 11733*02) ou de la saisie jour par jour.

Les erreurs qu’on voit le plus souvent — et comment les corriger

Choisir un logiciel de registre n’est pas un achat informatique : c’est un choix d’organisation. Six erreurs classiques.

Chercher un logiciel « agréé par l’État »

Ce qui se passe : on écarte de bons outils et on en choisit un mauvais parce qu’il affiche un logo rassurant. La correction : aucune liste officielle de logiciels agréés n’existe pour le registre des objets mobiliers. L’article R.321-8 renvoie à un arrêté pour le modèle et les obligations techniques du traitement automatisé ; c’est le résultat qui est exigé. Jugez sur pièces.

Choisir sur le prix affiché, sans compter le temps

Ce qui se passe : un outil moins cher fait perdre deux minutes par objet ; à trente objets par semaine, cela fait plus de cinquante heures par an. La correction : chronométrez une saisie complète pendant l’essai et multipliez par votre volume réel. Le coût d’un registre, c’est surtout du temps.

Ne pas tester la correction d’une écriture validée

Ce qui se passe : on s’aperçoit au bout de six mois que l’outil réécrit les lignes en silence, ou au contraire qu’il interdit toute correction. La correction : faites le test dès l’essai, avec une écriture réelle. C’est le point qui départage vraiment les outils.

Oublier de vérifier l’export avant de s’engager

Ce qui se passe : au moment de changer, on découvre qu’il n’y a pas de sortie propre, et l’on reste prisonnier d’un outil qui ne convient plus. La correction : exportez pendant l’essai, ouvrez le fichier obtenu, vérifiez qu’il contient bien toutes les mentions et pas seulement une liste de titres.

Confondre gestion de stock et registre légal

Ne vous trompez pas de besoin : un logiciel de caisse ou de stock peut être excellent pour votre commerce sans comporter les mentions des articles R.321-3 à R.321-5 ni l’intangibilité de l’article R.321-6-1. La correction : listez les mentions du registre et cochez-les une par une dans le formulaire de l’outil. Ce qui manque manquera tous les jours.

Décider seul, sans la personne qui saisira

Ce qui se passe : le gérant choisit, le vendeur subit, et la saisie prend du retard. La correction : faites faire l’essai par la personne qui tiendra réellement le registre, sur un objet réel, un jour de boutique ordinaire. Son avis vaut tous les comparatifs.

Un bon logiciel de registre ne se remarque pas : il se contente de rendre facile ce que la loi rend obligatoire.

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FAQ

Questions fréquentes

Existe-t-il un logiciel de livre de police agréé par l’État ?

Non. Ni les articles 321-7 et R.321-1 à R.321-8 du code pénal, ni l’arrêté du 15 mai 2020 n’instituent d’agrément ou de liste de logiciels autorisés. L’arrêté fixe des modèles de registres et des spécifications que tout traitement automatisé doit respecter : intégrité, journal des consultations conservé 1 an, archivage renvoyant à la norme ISO 14641-1. Un « agrément d’État » mis en avant par un éditeur ne correspond à rien dans ces textes.

Que devient mon registre si l’éditeur du logiciel ferme ?

L’obligation reste la vôtre : les données d’un registre informatisé se conservent 10 ans à compter de leur enregistrement (article R.321-6-1 du code pénal), et l’article 321-8 punit de 6 mois d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende le refus de présenter le registre aux autorités. Avant de signer, exigez un export complet dans un format lisible, récupérable à tout moment, et testez-le : c’est votre assurance de pouvoir présenter le registre quoi qu’il arrive à l’éditeur.

Qu’est-ce qui rend un registre numérique aussi probant que le papier ?

L’article 1366 du code civil pose l’équivalence : l’écrit électronique vaut le papier si son auteur est dûment identifié et s’il est établi et conservé dans des conditions garantissant son intégrité. Pour le registre, l’article R.321-6-1 du code pénal exige l’intégrité et l’intangibilité des données, et l’arrêté du 15 mai 2020 ajoute le journal des consultations conservé 1 an. Un logiciel qui laisse modifier une écriture validée sans trace ne remplit pas ces conditions.

Quelles questions poser avant de m’abonner à un logiciel ?

Quatre questions départagent les offres : comment prouvez-vous qu’une écriture validée n’a pas été modifiée ? Où est le journal des consultations (identifiant, date, heure, objet) conservé 1 an, exigé par l’article 3 de l’arrêté du 15 mai 2020 ? Comment récupérer toutes mes données si je pars ? Que devient mon registre si vous fermez, alors que je dois le conserver 10 ans ? Une réponse floue à l’une d’elles doit faire renoncer, quel que soit le prix.

Un logiciel de caisse ou de gestion de stock peut-il tenir lieu de livre de police ?

Seulement s’il démontre les mêmes résultats : les mentions des articles R.321-3 à R.321-5, l’intégrité et l’intangibilité des écritures validées, la conservation dix ans, le journal des consultations conservé un an. Un outil conçu pour modifier librement des fiches de stock ne les démontre généralement pas, et le registre doit rester identifiable comme tel et présentable aux autorités (article 321-8).

Que valent une empreinte, un chaînage ou un horodatage comme preuve ?

Ces mécanismes contribuent à démontrer l’intégrité exigée par l’article R.321-6-1 et par l’article 1366 du code civil, mais ils ne valent ni certification ni conformité automatique. Demandez des résultats datés et vérifiables, et la procédure pour les contrôler vous-même ; une fonction prévue n’est pas un résultat prouvé.

Existe-t-il une liste officielle de logiciels conformes au livre de police ?

Non, et méfiez-vous de qui l’affirme. L’article R.321-8 du code pénal renvoie à un arrêté conjoint pour déterminer le modèle du registre et pour fixer les modalités de tenue et les obligations techniques du traitement automatisé prévu par l’article R.321-6-1 : ce sont des exigences de contenu et de résultat, pas un régime d’agrément. Aucune autorité ne délivre de label pour ce registre. Ce qui est vérifiable, ce sont les mentions portées et l’intangibilité des écritures.

Que dois-je exiger d’un éditeur avant de signer ?

Quatre choses concrètes. Un formulaire qui comporte séparément toutes les mentions des articles R.321-3 à R.321-5, y compris les quatre références de la pièce produite. Une correction d’écriture validée qui passe par une rectification datée conservant l’original. Un export complet de vos données, que vous aurez réellement testé. Et une réponse claire sur la conservation des écritures pendant dix ans à compter de leur enregistrement, ainsi que sur la traçabilité des consultations, dont l’arrêté du 15 mai 2020 fixe la conservation à un an.

Puis-je changer de logiciel en cours d’année sans casser mon registre ?

Oui, à condition de le faire proprement. Arrêtez l’ancien registre à une date nette, exportez-le intégralement et conservez cet export comme archive de la période. Reprenez la numérotation d’ordre là où elle s’est arrêtée, pour ne créer ni trou ni doublon. Et ne saisissez pas dans les deux outils en parallèle, même « pour être sûr » : deux registres qui divergent posent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.

Ce guide remplace-t-il un conseil juridique ?

Non. Il donne une information opérationnelle et renvoie vers les sources officielles ; un cas particulier doit être vérifié avec un conseil compétent.

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