Ce que ce terme désigne
L’article R.321-5 du Code pénal distingue deux cas. Pour un achat, on inscrit le prix d’achat et le mode de règlement de chaque objet ou lot admissible. Pour un échange, une acquisition à titre gratuit ou un dépôt en vue de la vente, on inscrit à la place l’estimation de la valeur vénale de chaque objet ou lot admissible. Le même article prévoit aussi d’indiquer, le cas échéant, toute mesure de protection patrimoniale connue.
À quoi ça sert concrètement : à ce qu’une ligne du registre ne reste jamais sans repère de valeur. Un objet entré sans prix parce qu’il a été donné ou déposé doit tout de même porter un ordre de grandeur, sans quoi personne — vous compris — ne peut plus situer l’opération deux ans plus tard.
Un exemple : une cliente confie à un dépôt-vente un manteau de fourrure ancien. Il n’y a pas de prix d’achat : rien n’a été acheté. La professionnelle inscrit une estimation de valeur vénale — disons 180 € — cohérente avec ce qu’elle espère en tirer et avec ce que valent des pièces comparables. Elle ne met ni 0 €, ni le prix de vente espéré multiplié par deux.
Les erreurs fréquentes :
- Laisser le champ vide « puisque ça n’a rien coûté ». Une acquisition à titre gratuit appelle une estimation, pas une absence.
- Recopier le prix de vente affiché en boutique : la valeur vénale s’estime à l’entrée, pas à la sortie.
- Confondre valeur vénale et valeur sentimentale annoncée par le déposant : notez une estimation que vous pourriez défendre, pas un chiffre entendu.